Théâtre et spectacle vivant

One man show : ce que recouvre le format

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One man show : ce que recouvre le format

Un one man show est un spectacle tenu du début à la fin par un seul artiste, humoriste ou conteur le plus souvent, qui occupe la scène sans partenaire. En français, le format se dit seul-en-scène ou spectacle solo. Il se distingue du stand-up par sa liberté : personnages, sketches, chansons et mise en scène y ont leur place.

Ce que le dictionnaire met derrière le one man show

Le Larousse en ligne range le one man show parmi les spectacles de variétés et précise que l’artiste y occupe seul la scène. Nom masculin invariable venu de l’anglais, le mot s’y traduit littéralement par « spectacle d’un seul homme ». FranceTerme, la base terminologique du ministère de la Culture, parle d’un « spectacle de variétés assuré par un artiste seul en scène ». Wikipédia ajoute que la forme est souvent celle des humoristes et des conteurs.

Seul sur scène, rarement seul au travail

Le solo décrit ce que voit la salle, pas l’organisation qui rend la soirée possible. Derrière un spectacle solo, vous trouverez souvent un metteur en scène, un régisseur lumière, parfois un coauteur et un producteur. La version anglaise de Wikipédia le note à propos de la solo performance, qui mobilise volontiers metteurs en scène, auteurs, concepteurs et compositeurs, et couvre aussi le récit autobiographique, l’adaptation de roman, la poésie ou la danse. En France, l’étiquette anglaise reste surtout attachée à l’humour ; pour un comédien qui porte seul une pièce, les programmes de théâtre parlent plus volontiers de seul-en-scène.

One-man-show, seul-en-scène, spectacle solo : quel mot employer

Trois graphies circulent : one man show sans trait d’union, one-man-show, forme retenue par le Larousse, et la variante féminine one-woman-show, que le dictionnaire donne pour formée d’après le masculin, avec seule en scène pour synonyme.

Pour remplacer l’anglicisme, FranceTerme recommande spectacle solo, terme publié au Journal officiel du 22 septembre 2000 en révision d’un arrêté de 1985. La fiche, classée dans les arts de la scène, ajoute :

  • la forme abrégée solo, nom masculin ;
  • le synonyme seul en scène ;
  • trois équivalents étrangers réunis sous ce seul terme : one-man show, stand-up et stand-up comedy.

Ce dernier point surprend : la terminologie officielle ne sépare pas le one man show du stand-up, que le public distingue pourtant. Côté accord, le Larousse donne seul en scène au pluriel seuls en scène et admet la graphie à traits d’union, tandis que one-man-show reste invariable. Wikipédia accepte aussi le pluriel anglais one man shows.

Veste noire suspendue à un portant dans une coulisse aux murs noirs, sous une lumière tamisée

Des lectures publiques au music-hall, l’histoire du genre

Monter seul devant un public n’a pas d’inventeur unique. Wikipédia en anglais rattache la solo performance aux conteurs de toutes les époques, puis aux tournées de lecture du XIXe siècle. La notice française de Charles Dickens rappelle qu’il lisait ses œuvres en public lors de tournées éprouvantes, très suivies en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

En France, le format grandit au cabaret et au music-hall. La notice Wikipédia du stand-up décrit, des années 1950 aux années 1990, une tradition du monologue comique et cite Bourvil, Robert Lamoureux, Fernand Raynaud et Raymond Devos. Le Larousse en garde la trace : un des sens de monologue y désigne une histoire, souvent humoristique, destinée à être interprétée par un seul acteur.

1959, un repère pour le solo comique

D’après sa notice Wikipédia, Fernand Raynaud crée en 1959 au Théâtre des Variétés, à Paris, un spectacle où il reste seul en scène deux heures durant, présenté comme le premier one-man-show humoristique de France. L’encyclopédie Larousse le décrit comme un artiste et auteur de variétés, conteur d’histoires comiques, né en 1926 et mort en 1973. Raymond Devos, lui, a testé ses premiers sketchs dans des cabarets parisiens, selon sa notice. Le stand-up arrive plus tard : Wikipédia situe sa diffusion en France à partir des années 2000.

Stand-up, sketch, café-théâtre, comédie : les frontières

Ces mots se croisent sur les affiches sans désigner le même objet. Le one man show, lui, nomme une configuration : un artiste, une soirée.

  • Le stand-up. Le mot vient de l’anglais to stand up, se tenir debout, selon le Larousse. Wikipédia y voit un genre où l’humoriste, sans décor ni accessoire, brise le quatrième mur et prend la salle à témoin. C’est un style, qu’un spectacle solo adopte ou non.
  • Le sketch. Le Larousse le tire de l’anglais sketch, esquisse : une œuvre dialoguée de courte durée, généralement comique, au pluriel sketches ou sketchs. Il se joue souvent à plusieurs, alors qu’un seul-en-scène peut enchaîner des sketches où l’artiste fait parler tous les personnages.
  • Le café-théâtre. Le mot désigne d’abord un type de salle, celle où le solo comique a trouvé une partie de son public.
  • La comédie. Pour le Larousse, une pièce destinée à provoquer le rire par l’intrigue et la peinture satirique des mœurs. Elle suppose en général plusieurs rôles et un auteur distinct des interprètes, là où l’humoriste solo écrit souvent ses propres textes.

Un repère pour trier une affiche : une distribution annonce une pièce, un nom suivi d’un titre de spectacle annonce le plus souvent un solo.

Carnet noir fermé et stylo posés sur une table de loge en bois sous la lumière chaude d’une lampe

Comment se construit un spectacle solo

L’écriture

Tout part de notes : observations du quotidien, souvenirs, personnages croisés. L’artiste découpe cette matière en séquences dotées d’une entrée et d’une chute ; Wikipédia rappelle la structure d’une blague de stand-up, une prémisse suivie d’une phrase choc, la punchline. Un spectacle solo complet assemble ces séquences autour d’un fil, thème, personnage ou récit autobiographique.

Le rodage

Le Larousse définit le rodage comme l’action de mettre progressivement quelque chose en état de fonctionner. Sur scène, le mot désigne la période où le spectacle se joue devant un vrai public sans être terminé, et les billetteries l’annoncent à côté du titre. Les passages courts se testent d’abord sur les scènes ouvertes et les plateaux d’humour. Soir après soir, l’humoriste garde ce qui porte et coupe ce qui ne prend pas.

La mise en scène et la durée

Un plateau presque vide se règle avec soin : déplacements, silences, changements de lumière qui signalent le passage d’un personnage à l’autre, quelques objets seulement, un tabouret, une chaise, une veste. Sans partenaire pour relancer, le rythme devient décisif. La durée figure sur chaque fiche : un passage de plateau tient en quelques minutes, un seul-en-scène occupe une soirée, en général d’un seul tenant. Une version en rodage peut encore changer de longueur : vérifiez l’heure de fin.

Voir un one man show à Pau

Pour voir un one man show à Pau, partez du type de lieu, car chacun annonce ses dates à sa manière.

  • Les tournées d’humoristes connus passent par les salles de grande jauge, que décrit l’article sur les spectacles à Pau.
  • Les saisons des théâtres glissent des seuls en scène entre les pièces ; l’article sur le théâtre à Pau et ses saisons aide à lire une brochure.
  • Les soirées avec repas accueillent volontiers un humoriste seul : le dîner-spectacle à Pau détaille ces soirées attablées.
  • Les petites salles et les bars à plateaux d’humour montrent des passages en rodage.

Billetteries et brochures ne retiennent pas toutes le même nom pour un spectacle solo : lancez vos recherches en anglais puis en français. Pour le trajet, les lignes de nuit figurent dans sortir à Pau le soir.

Hors des salles, beaucoup de solos sont filmés pour la télévision ou la vidéo à la demande ; la captation transmet le texte, moins la salle et son rire collectif.

Rangées de fauteuils de théâtre rouges vides vues depuis le bord de la scène

Choisir sa soirée selon le style annoncé

Cinq questions trient vite un agenda :

  • Quel style annonce la fiche ? Personnages et sketches, stand-up face au public ou récit théâtral : trois soirées distinctes.
  • Le spectacle est-il rodé ou en rodage ? Une version de travail se regarde avec indulgence.
  • La fiche nomme-t-elle un metteur en scène ? Sa présence annonce un travail de plateau poussé.
  • À qui s’adresse le spectacle ? Certains solos visent un public adulte, d’autres les familles, et la fiche le précise.
  • Un extrait circule-t-il ? Une courte vidéo en dit plus sur le registre qu’un résumé.

Choisissez un premier seul-en-scène sur l’univers plutôt que sur la notoriété. Prochaine étape : regardez les extraits de trois artistes programmés près de chez vous, gardez celui qui vous a fait rire et prenez une place pour sa prochaine date.

Le one man show en questions

Comment dire one man show en français ?

Le terme officiel est spectacle solo, abrégé en solo, publié au Journal officiel du 22 septembre 2000 d’après la base FranceTerme. La fiche donne seul en scène pour synonyme, et le Larousse admet la graphie seul-en-scène, au pluriel seuls en scène. Pour une artiste, le dictionnaire enregistre one-woman-show et seule en scène. Ces formes françaises circulent à côté de l’anglicisme, qui reste invariable.

Qui a inventé le one man show ?

Aucun inventeur unique ne se dégage. Les spectacles portés par une seule voix remontent aux conteurs, et Charles Dickens donnait au XIXe siècle des lectures publiques de ses œuvres. En France, la notice Wikipédia de Fernand Raynaud présente le spectacle qu’il crée en 1959 au Théâtre des Variétés, seul en scène pendant deux heures, comme le premier one-man-show humoristique du pays. Le titre se discute, la date reste un repère.

Quelle différence entre one man show et stand-up ?

Le one man show désigne une configuration : un artiste seul toute une soirée. Le stand-up désigne une manière de jouer, debout, sans décor ni accessoire, en s’adressant directement à la salle. Un spectacle de stand-up tenu par une seule personne est donc un one man show, mais un seul-en-scène peut aussi reposer sur des personnages, des sketches ou des chansons. La terminologie officielle range pourtant les deux sous spectacle solo.

Comment se lancer dans le one man show ?

Commencez par écrire de courtes séquences, puis jouez-les devant un public, même restreint. Les scènes ouvertes et les plateaux d’humour accueillent des passages de quelques minutes et servent de banc d’essai : ce qui fait rire reste, le reste se réécrit. Un cours de théâtre ou un atelier d’écriture aide à tenir la scène seul. Le spectacle complet se construit ensuite, passage après passage, au fil d’un long rodage.

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